Le besoin de certitude l’emporte sur le désir de vérité.
Lorsqu’un crime est commis, le public se satisfait plus facilement d’une condamnation avec des preuves insuffisantes que de l’absence de condamnation.
La méthode scientifique au contraire demande à rechercher la vérité et à reconnaître ses échecs lorsqu’on ne dispose pas de preuves suffisantes. Certaines de ces vérités dérangent notre nature humaine en particulier lorsqu’elles contredisent les vérités du passé qui étaient le fruit du besoin de certitude.
Le plus bel exemple actuel est le mouvement créationniste qui semble réunir des groupes d’individus de toutes les religions contre la science remettant en question toutes les découvertes des fouilles archéologiques, la physique nucléaire utilisée pour la datation des fossiles, la génétique, etc.
Le problème de l’évolution est qu’elle est très difficile à réconcilier avec la genèse telle qu’elle avait été imaginée il y à environ 4000 ans. Cette genèse inscrite en dur dans les trois livres saints avec quelques variations s’est transformée au fil des millénaires en monstre sacré de la vérité immuable.
Les religieux progressistes interprètent désormais la genèse comme l’idée de la création divine de l’univers mais réfute toute interprétation littérale du texte permettant de réconcilier la science avec la question divine.
Il n’en reste pas moins que par contrecoup on remette en question l’ensemble des interprétation littérales des toutes les parties des livres saints et que désormais de nombreuses questions soient réouvertes.
Toutes ces questions réouvertes déstabilisent notre besoin de certitudes et provoquent des tensions, des débats passionnés (par opposition à raisonnés et ouverts), débouchant sur un profond malaise.
L’application des sciences à tous les domaines de l’activité humaine touche l’ensemble des religions, les obligeants à se repositionner au delà des limites de la science.
En attendant ce repositionnement des religions, la tendance la plus notable est le recul de la pratique religieuse dans le monde entier. Même si de nombreuses personnes croient encore en un Dieu, elles se reconnaissent de moins en moins ni dans la religion qui leur à été enseignée dans leur enfance, ni dans une autre religion.
Aux USA, le pays le plus religieux du monde occidental, la religion est en perte de vitesse bien que certains groupes religieux soient en progression, 15% des américains se disent désormais non-religieux:
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/03/08/AR2009030801967.html?hpid=moreheadlines
http://www.csmonitor.com/2002/1010/p12s01-lire.html
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